Le vibromasseur, eh si lol ! Véridique

Voici l'article qui nous l'explique :

"Dire qu’elle pensait gentiment s’intéresser à l’histoire du tricot. Et voilà que de fil en aiguille, l’historienne américaine Rachel Maines s’est retrouvée finalement à rédiger la première étude sérieuse jamais écrite... sur l’origine du vibromasseur! Publié pour la première fois en version française chez Payot, son livre Technologies de l’orgasme: le vibromasseur, «l’hystérie» et la satisfaction sexuelle des femmes a remis l’église au milieu du village en même temps que le clitoris au centre de la sexualité féminine.

 


Des vibros dans le tricot

 

 

Tout commence au hasard d’un magazine de tricot du début du XXe siècle, lorsque en 1971, Rachel Maines tombe sur une publicité vantant une marque de vibromasseur. Tiens donc! L’objet ne ressemble en rien aux joujoux phalliques qu’elle connait, mais s’apparente plus à un fer à repasser ou à une perceuse. En gros, le degré zero de l’érotisme.

 

 

Après quelques recherches, elles découvre avec stupeur que l’histoire de ces appareils vibrants est intimenent liée à la médecine. Les éminents barbus en blouses blanches du XIXe siècle affirmaient que pour soigner l’hystérie féminine (un terme pseudo-médical qui recouvrait de nombreux symptômes), rien ne valait des massages génitaux.

 


Des massages complexes relégués aux infirmières

 

 

Soufflée, la chercheuse abandonne rapidement son historique des pelotes au profit de celle, nettement plus sombre, du pelotage. Et va de surprises en surprises. Avant l’arrivée des vibromasseurs, les médecins se devaient de soulager leurs patientes... manuellement. Une tâche «ardue, ingrate et complexe» qu’ils abandonnaient volontiers à une sage-femme ou une infirmière. Pensez-donc, il fallait plus d’une heure au praticien pour parvenir à un «paroxysme hystérique». En bref, à un orgasme. Les premiers vibromasseurs des années 1880 ont donc été accueillis avec enthousiasme: au lieu d’une heure, le «massage» est devenu «efficace» au bout de dix minutes. «Cette découverte a été une claque pour les féministes du début des années 70, explique Christian Marmonnier, auteur de Gode’s story aux éditions Seven 7. Elles ignoraient que les médecins avaient à ce point tronqué une partie de la sexualité des femmes, à une époque où la masturbation était formellement proscrite.»

 

 

Les thérapeutes n’y voyaient rien de sexuel, puisqu’ils ne concevaient pas que ces dames puissent ressentir du plaisir autrement que par pénétration. Les patientes, elles, n’étaient pas dupes et défilaient dans les cabinets médicaux, d’autant que les spécialistes de l’époque avaient le diagnostic d’hysterie un peu facile. Epouses frustrées, veuves esseulées et même bonnes soeurs représentaient une manne financière, certes, mais qui demandait du temps. «J’ai beau le savoir, j’ai encore du mal à imaginer les femmes de bonne famille écarter les cuisses devant ces appareils qui ressemblent plus à des instruments de torture que de plaisir, sous les conseils de medecins stoïques, pendant que leurs maris attendaient patiemment derrière le paravent», frissonne Christian Marmonnier.

 

 

Le 5e appareil domestique le plus vendu.

 

 

Au début du XXe siècle, l’appareil quitte le cabinet médical pour le domicile privé. Les campagnes de pub de l’époque vantent «la jeunesse et le bien-être» que procurent cet engin vibrant. On conseille aux maris d’en offrir à leurs épouses. Tant et si bien qu’il devient rapidement le cinquième appareil électroménager le plus vendu après la machine à coudre, le ventilateur, la bouilloire et le toaster... En toute hypocrisie puisqu’à aucun moment il n’a été associé officiellement au sexe et à la masturbation. «Les photos montraient des femmes qui les posaient chastement sur leur joue ou leur nuque, confirme Baptiste Coulmont, seul sociologue francophone à s’être interessé au sujet. Ces objets ont finalement perdu leur camouflage médical lorsqu’ils sont apparus dans les premiers films pornographiques des années 20.»

 

Tiré du site : www.lesquotidiennes.com  link


Par Lady Ariciaa
Mardi 11 août 2 11 /08 /Août 15:03

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